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Le Cloud Computing bientôt imposé dans les administrations anglaises

Le gouvernement britannique travaille actuellement sur le prochain déploiement d’une politique publique visant à imposer aux administrations anglaises d’intégrer des solutions Cloud dans leurs dépenses IT, de manière à réduire les gros contrats pour des services à la demande.

Quand le SI du gouvernement britannique devient trop cher…

Le cabinet du Premier Ministre de Sa Majesté a annoncé son désir de mettre en place une politique de « Cloud First » obligeant ainsi les ministères et administrations publiques du pays à privilégier des prestations Cloud.

Denise McDonagh, chargée du projet gouvernemental G-Cloud, a affirmé que « tout le monde s’accorde sur le fait que nous devrions mettre en place une politique publique privilégiant le Cloud. Une politique dite « Cloud First » constitue un outil essentiel pour faire évoluer les pratiques du gouvernement vers l’achat de services de commodités. »

Conscientes que la migration de leur système d’information vers le Cloud semble être la meilleure solution et au vu de leurs quelques 7 millions de Livres Sterling dépensées seulement sur le poste IT, les autorités anglaises espèrent diviser par deux leurs coûts d’ici 2015.

Pour le gouvernement anglais, les solutions Cloud présentent un avantage financier non-négligeable : celui d’être beaucoup moins onéreuses en ne payant que les services réellement utilisés. Quand on sait que la majorité des serveurs sont alimentés alors qu’ils ne sont pas sollicités, McKinsey révèle qu’entre 6 et 12% de la puissance électrique des Datacenters est réellement exploitée ; raison pour laquelle la facture est salée !

… Et insuffisamment sécurisé

Autre cause pour laquelle le gouvernement britannique souhaite mettre en œuvre une politique de Cloud First : la sécurité. Selon Vivek Kundra, vice-président chez Salesforce, l’augmentation extrême des Datacenters du gouvernement, en passant de 432 en 1998 à près de 2100 aujourd’hui, n’est en rien synonyme d’une plus grande fiabilité, même si ce dernier fait office d’opérateur.

En effet, la moindre faille sur les serveurs, et ce quelque soit son envergure, se révélerait fatal pour les données informatiques gouvernementales. Résultat : n’importe quel hacker un tant soit peu doué en informatique serait en mesure d’accéder aux informations sensibles et de les exploiter pour de mauvaises raisons.

Il s’agit également pour le gouvernement de moderniser l’administration anglaise, relativement classique et sceptique quant à l’adoption de nouvelles méthodes de travail. Les processus des anglo-saxons un peu « vieillots » ne sont plus en phase avec les nouveaux dispositifs délivrés par le Cloud Computing qui, eux, sont censés offrir un niveau de sécurité supérieur aux systèmes d’hébergement traditionnels.

Objectif : franchir les obstacles et aller au-delà des réticences

Outre le fait que le gouvernement souhaite « mettre à la page » le service public britannique, l’objectif de cette politique est de provoquer une véritable prise de conscience quant au fait que nous nous dirigeons petit à petit vers l’accès full web.

Persuadé que l’avenir de son informatique réside dans le Cloud, le gouvernement britannique souhaiterait cependant mieux apprivoiser cette nouvelle technologie, afin de réussir correctement sa transition.

Afin d’y parvenir, il s’agira pour le gouvernement d’encourager l’administration à migrer vers les services SaaS en prenant exemple sur les PME, qui elles ont d’ores et déjà compris l’intérêt de privilégier les services informatiques en ligne…

Une politique similaire en France : serait-ce possible ?

Pourquoi pas… Le cas de l’administration anglaise pourrait bien évidement s’appliquer à l’administration et aux grandes entreprises françaises.

En effet, même si nous n’avons toujours pas franchi le cap des early adopters (en B2B tout au moins), le Cloud Computing reste véritablement une tendance de fond et constitue sans doute l’une des plus importantes ruptures technologiques dans l’IT des trois dernières années.

Une chose semble sûre en tout cas : le Cloud promet d’offrir de belles perspectives aux entreprises qui innovent en la matière.

Et même s’il n’est pas certain que le Cloud supplante les technologies “on premise” dans tous les domaines, la part des technologies IaaS, PaaS et SaaS ne cesse d’augmenter, lentement mais sûrement.

C’est pourquoi, sans pour autant remettre en cause de façon radicale leurs solutions et leurs business models, les éditeurs de logiciels ne peuvent plus faire l’impasse sur la question du Cloud. Quitte à renvoyer le nuage dans les cordes si cela ne correspond pas (encore) aux besoins et attentes des clients.

En fait, et comme toujours, c’est essentiellement le marché qui choisira ses futurs champions. Alors… serez-vous prêts ?

Source : http://www.cabinet-gtec.fr / Ecrit par Caroline Kulko

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